Réseau solidarité

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Rédacteurs :
Mark Haltmeier
Mise à jour : 6 juin 2008

[sommaire des infos sur l'asile]

 

Lettre de nouvelle de l'automne 2006

«Blocher président de Max Havelaar!», «L’UDC s’engage activement en faveur des droits de l’Homme et soutient financièrement Amnesty International»: Surpris!? Et pourtant, c’est logiquement ce que le conseiller fédéral et ses sbires nationalistes soucieux du «plus blanc que blanc» devraient faire concrètement si vraiment ils souhaitaient minimiser le prétendu afflux de réfugiés et d’étrangers aux portes de notre douce Helvétie…

Logiquement disais-je, car permettre à ces gens de rester chez eux – comme le réclame notre édile «sans beur mais pas sans reproches» - implique de donner à ces derniers les moyens de vivre dans des conditions décentes et sûres.
Nous savons en effet que si des personnes fuient leur pays, c’est pour des raisons économiques ou politiques… et certainement pas pour le plaisir de goûter à nos réputés chocolats ou apprendre le yodle ;–)
Cette contradiction - l’UDC n’en est pas à une près - entre slogans et pratique m’est apparue il y a quelques mois lors d’une récolte de signatures en faveur du double référendum à la loi sur les étrangers et à l’asile.
Notre stand se trouvait alors à une encablure d’une table de l’UDC. Je n’ai pu résister à la «tentation» de voir comment un représentant de cette formation politique «droite de droite» (au point d’ailleurs d’en être rigide et figée) accueillerait une demande de signature. Nous avons frisé le court-circuit neuronal tant la proposition paraissait inimaginable: «Impossible, comment voulez-vous que je signe ça!?». Après avoir entendu de ma part que les deux lois posent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent, mon interlocuteur, un peu bredouille, a fini par admettre ne connaître ni les tenants ni encore moins les aboutissants du dossier (!?). En désespoir de cause, il me lança alors une tirade UDC «pur beurre»: «Je signe… et comme ça, c’est le peuple qui décidera».
La balle (ou n’est-ce pas plutôt un boulet?) est donc dans notre camp!
Pour que l’étranger - celui qui est différent de nous - soit source d’enrichissement, d’ouverture et de découverte plutôt que générateur de peurs et de repli, il est temps de dessiner «une terre de chances et d'espoirs, plutôt que de méfiances et de craintes», se documenter, parler, réfléchir et agir…


Se documenter, parler et réfléchir ensemble

La Fondation Education et Développement à Lausanne (www.globaleducation.ch) propose des outils pédagogiques de qualité tels :

Le kit «Destination Suisse: la migration et l’asile en Suisse» qui vise à confronter les élèves aux enjeux de la politique suisse en matière d’asile et des étrangers (dès 14 ans).

La BD «Moi raciste !?» qui évoque avec humour des situations de la vie quotidienne pour réfléchir et discuter du racisme (dès 14 ans).

L’ouvrage «Citoyens du monde» qui propose diverses activités aux jeunes (dès 11 ans) visant à favoriser le travail en coopération.


Agir… oui, mais comment ?

Il existe de nombreuses façons de favoriser concrètement un monde plus humain, comme par exemple:

  • voter deux fois NON le 24 septembre aux deux lois inefficaces, inhumaines et dangereuses sur l’asile et les étrangers (voir l’édito du Temps ainsi que le site http://stopexclusion.ch)
  • devenir un «consomm’acteur» en achetant des produits issus d’un commerce équitable et éthique (voir par exemple http://terrespoir.com et http://www.mdm.ch).
  • pour les jeunes, participer au concours «main dans la main» initié par la Fondation Ethique planétaire qui invite les 6-20 ans de Suisse romande à créer des projets en vue d’un mieux vivre ensemble - à l’école, dans le cercle familial et en société - fondé sur le respect d’autrui (plus d’infos, sur www.mdlm.ch)
  • etc.


Qui disait que les choses ne pourraient pas changer… pour le mieux?


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