| Catégories : | spiritualité |
| Rédacteurs : |
Thérèse Schwab |
| Publication : | 4 février 2010 |
| Mise à jour : | 9 février 2010 |
Voici une des belles pages du calendrier 2010 de la campagne de carême qui peut nous rejoindre et inspirer notre démarche du Végi-Carême:
Un hameau perdu dans une pinède
Une maîtresse des lieux partage avec nous
son repas et celui de ses enfants: une orange.
Deux «gousses d'ail» pour chacun.
Même le chien a droit à sa ration.
Jamais repas ne fut si beau ni aussi douloureux.
Beau: elle a donné le peu qu'elle avait.
On ne pouvait refuser,
car elle offrait ce qu'il y a de plus grand:
sa vie, son amour, son humanité
Douloureux: nous allions rentrer en ville
et apaiser nos estomacs,
assister aux gaspillages sans scrupules
dans des rues peuplées d'affamés.
Nous ne serons plus jamais les mêmes!
Que faire pour devenir fraternels?
Herbert Mauricio, Alvarez Lopez
Devant le geste de cette femme deux réactions sont possible:
Dans le cadre de la démarche de végi-carême, proposée dans le cadre de la paroisse de l'Entre-2-Lacs (inviter - ou nous laisser inviter autour d'un repas simple au goût de fraternité), pourquoi n'inviterions-nous pas symboliquement la «femme de la pinède» à notre table? Nous pourrions poser une orange au milieu des convives, et lire le texte ci-dessus au début du repas, puis la partager, comme la femme de la pinède. Ainsi son geste porteur de vie, d'amour, d'humanité, nous reliera à elle.
Nous pourrons alors chanter ou prier:
«Bénis le pain de la terre
et qu'il soit aussi pour ceux qui sont affamés.
Que toute la terre obtienne
ta justice et ta vérité»