| Catégories : | environnement, sol |
| Rédacteurs : |
Mark Haltmeier |
| Mise à jour : | 23 août 2008 |
A Rocha, une organisation chrétienne de protection de l’environnement, créée il y a 24 ans au Portugal est à l’oeuvre dans 17 pays. Ce samedi 29 septembre, à Yverdon, à l’occasion de la journée «Empreintes d’espérances» le groupe A Rocha Suisse est devenu officiellement le 18e partenaire de l’organisation. Plus de cinquante personnes, en majorité jeunes adultes dans la trentaine ont assisté aux conférences et aux ateliers. C’est en soi un magnifique signe d’espérance.
Résumé de la conférence de Paul Jeanson, responsable d’Arocha France et d’autres contributions.
Une première constatation s’impose: les chrétiens sont peu actifs dans le domaine de l’environnement alors qu’ils devraient s’engager en tête.
Pourtant la Bible montre clairement le lien entre l’homme et la création: de nombreux psaumes chantent la beauté de la création; la Genèse dépeint le monde comme œuvre du Dieu Créateur et inscrit l’homme dans une relation de réciprocité et de responsabilité à l’intérieur du jardin qui l’accueille. Le prophète Osée (chapitre 4) fait un lien entre le péché du peuple et la destruction de l’environnement. L’épître aux Romains nous révèle que la création toute entière souffre les douleurs de l’enfantement. Et l’épître aux Colossiens (chapitre 1) dit que Dieu a voulu par Christ réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Dans ce «tout» l’environnement est inclus.
Comment donc se fait-il que les chrétiens sont absents du combat en faveur de l’environnement? Par le passé ils ont été précurseurs dans le domaine de la santé et dans le domaine de l’éducation. En ce qui concerne l’environnement, ils sont en train de «manquer le train».
Est-il acceptable qu’en 2 à 3 siècles nous ayons épuisé toutes les réserves d’énergie fossiles, et détruit les équilibres naturels avec la conséquences d’une diminution des espéces et de changement climatiques qui évoluent à une allure exponentielle?
Le défi environnemental est un des plus grand défi du 21e siècle.
Ce sont les plus pauvres qui subissent les conséquences du comportement des plus riches, responsables des déréglements climatiques et de la pénurie alimentaire.
On a cru qu’en informant les gens sur les dangers de la surexploitation de l’environnement, ils allaient changer de comportement. Or on s’aperçoit que les gens sont prêts à changer de comportement s’ils ont un intérêt personnel, immédiat ou financier à le faire. Ou bien alors sous la menace. On peut éventuellement envisager de changer si les autres changent.
Face à cette réalité, les chrétiens, appelés par le Christ à se convertir devraient être les premiers à changer de comportement et à adopter un style de vie en rapport avec la situation: par amour pour la création de Dieu et par amour du prochain puisque la vie d’une multitude d’enfants, de femmes et d’hommes est menacée.
Malgré la faiblesse de nos moyens, l’évangile nous montre que les petits gestes accomplis par amour et dans l’action de grâce ont un pouvoir de bénédiction et sont valorisés par le Christ (cf. la veuve qui a mis deux pièces dans le tronc, Marie qui a offert le parfum par amour pour lui, etc.). Si nous changeons notre style de vie dans notre quotidien afin d’épargner l’environnement, nous accomplissons ces petits gestes dans la foi que Dieu renouvelle la face de la terre et qu’il accueille l’offrande de notre amour.
L’engagement en faveur de l’environnement peut être un bon moyen de faire de l’évangélisation, de parler de Dieu, de la création, du péché, du salut et du Christ.
Nous avons changé le visage de la terre, nous avons même changé le climat, il est temps maintenant que nous nous changions nous-mêmes.
60% des écosystèmes sont menacés et ce sont les plus défavorisés qui souffrent le plus de la dégradation de l’environnement. Est-ce acceptable?
Prendre soin de la création fait partie de l’engagement chrétien.
Après cette conférence quatre ateliers étaient proposés:
Une 2e conférence «Actions chrétiennes» dépeignait l’activité d’A Rocha France.
Puis quatre associations suisses se sont brièvement présentées:
Un petit film de env. 4 minutes permet de visionner le cadre et l’atmosphère de la journée