| Catégories : | environnement, écologie |
| Rédacteurs : |
Thérèse Schwab |
| Publication : | 6 avril 2009 |
| Mise à jour : | 21 avril 2009 |
Ce dernier s'engage, depuis 2005, pour la biodiversité dans notre village. Voici quelques unes de ses actions:
Au début 2009 nous sommes approchés des autorités communales pour plaider en faveur d'une fauche tardive des talus. La fauche tardive permet aux plantes de fleurir et aux graines d'arriver à maturité et de se resemer. Dans cette végétation, la petite faune trouve refuge et nourriture pour survivre. Il nous a paru important d'informer la population de ces changements au niveau de l'entretien des talus que certains pourraient prendre pour du laisser-aller. Avec le soutien de la commune, nous organisons une

Au programme:
L'intérêt de la fauche tardive des talus
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les prairies maigres sont d’une grande richesse biologique. Plus de 65 espèces de plantes à fleurs, dont certaines très rares et menacées, prospèrent dans une prairie maigre sèche, contre 30 à peine, souvent communes, dans une prairie dite grasse.
Du fait de l’urbanisation et de l'apport régulier d'engrais, les prairies maigres sont devenues rares dans nos régions et 70% des plantes qui en dépendent sont menacées de disparition.
Quelques unes de ces espèces trouvent refuge sur les talus routiers. Ces derniers n’étant pas engraissés, ils présentent les caractéristiques des prairies maigres et sont susceptibles d’accueillir une flore abondante pour peu qu’un entretien adéquat soit appliqué.
Au début des années 90, un groupe de bénévoles a lancé à Genève une action de fauche tardive (pas avant fin juillet) des talus routiers, afin de donner une chance à cette flore en quête de milieux de substitution. L’action a rencontré un écho favorable auprès des autorités cantonales, puis communales. Le temps aidant, elle s’est étendue aux talus ferroviaires et de cours d’eau et même au-delà des frontières. A Genève, la fauche tardive des talus est devenue aujourd’hui la règle davantage que l’exception.
Et pourquoi ne suivrions-nous pas cet exemple qui a fait ses preuves?